jeudi 11 mars 2010

"Shivo ham", Je suis Shiva



« Ce que nous sommes à l’intérieur, c’est l'Esprit. Nous sommes Shiva. Ce qui est à l'extérieur est destructible, ce qui est né mourra, ce qui est créé sera détruit.

Mais ce qui est intérieur, c'est notre "atma", qui est notre Shiva. Il est le reflet le Sadashiva qui est indestructible, sans désir et libre. Il n'est attaché à rien. Il est immaculé. En obtenant ce Shiva, et la lumière de ce Shiva, nous aussi acquérons lentement le renoncement. L'extérieur reste tel qu'il est, mais à l'intérieur, "l'atma" est permanent et indestructible, émettant toujours sa lumière ...

Sans la Réalisation du Soi, nous ne pouvons pas mener une vie équilibrée et qui soit véritablement collective. Nous ne pouvons pas connaître l’amour véritable, ni la vérité. Ce n’est qu’à travers la lumière de l'Esprit que la pure connaissance peut être connue. Quand on est instruit par l'Esprit, alors l’attention aussi devient pure ...

Mais quand une personne n'est pas totalement Réalisée elle pense toujours à elle-même, à ce qu'elle va manger aujourd'hui, quand elle va obtenir de la bonne nourriture, quel type d'aliments devra-t-elle cuisiner. Ou bien, elle se demande où elle pourrait aller aujourd'hui. Elle se demande où son importance sera appréciée le plus et à quel moment les gens lui offriront le respect, dans quel groupe elle pourra se faire une réputation.
Un autre style de personne se demandera comment faire plus d'argent, gagner toute la richesse de l'univers et comment corriger le monde. Encore un autre genre de personne ne pensera qu’à ses enfants, petits-enfants, parents, etc.

Mais dans tout cela, il y a un désir de victoire, de reconnaissance et de louange. La personne est toujours en quête de quelque chose et c'est pourquoi elle reste bloquée dans le cycle de la joie et de la tristesse. Son attention reste bloquée sur cette notion de «moi».

Mais quand on ne fait qu'un avec son Esprit, alors on pense différemment. On pensera à la manière d'utiliser une chose pour que l’humanité puisse en bénéficier, aux gens qui souffrent tellement et comment faire pour les aider.
Toutes les pensées se détournent du (seul) intérêt personnel, et quand on regarde un arbre, on (ne) pense qu’à la façon admirable dont Dieu l'a conçu. »

Shri Mataji Nirmala Devi, Shi Shivaratri Puja, traduit de l'hindi, Inde, 23/02/1990
Publié par dictionnaire sahaja yoga

mercredi 10 mars 2010

Bouddha et le pouvoir de la collectivité selon Sahaja Yoga



« Bouddha a parlé d’être sans désir, mais ce n'est pas possible avant la Réalisation ; même après la Réalisation Je trouve que c'est difficile…

La solution, que j'ai découverte par moi-même, est unique : il faut que cela devienne un événement collectif. Une personne qui est individualiste ne peut jamais dépasser son ego, ne peut pas le surmonter. Celui qui vit seul, qui veut profiter de tout individuellement, ne peut jamais venir à bout de son ego car vous n'êtes pas passé par toutes ces austérités (à l’inverse de Bouddha). Ou alors, si vous êtes individualiste, vous feriez mieux de traverser toutes ces austérités puis de revenir.

Donc la solution est de nettoyer tous nos chakras et purifier notre vie dans le collectif. Et voilà la solution au problème de l'ego.

Autrefois, chacun opérait individuellement. Par exemple, on devait se rendre dans les Himalaya, suivre un gourou, puis ce gourou vous jettait dehors !
Ensuite, on allait voir un autre gourou, travaillait (à ses côtés pour son progrès spirituel), et encore, on se faisait renvoyer. Puis la vie suivante, on se réincarnait pour de nouveau se faire rejeter. En fin de compte, si un gourou nous acceptait, d'accord, c'était très bien, mais on était battu, tourmenté, dirigé dans tous les sens, pendu par les pieds ! Puis finalement, si un gourou se rapprochait d’un seul individu, il lui donnait la Réalisation. Telle était la situation.

Mais avec Sahaja Yoga, la porte est ouverte : tout le monde peut entrer, qui que ce soit, et obtenir sa Réalisation. Parce que J'ai foi dans la collectivité, cette vie collective qui vous donnera indéniablement ce que Bouddha a obtenu par ses efforts individuels.

Ainsi, avec Sahaja Yoga, à moins que vous ne deveniez vraiment collectif, dans tous les sens, vous ne pouvez pas évoluer, et vous ne pouvez pas vous purifier, vous ne pouvez pas vous nettoyer.
Bouddha ne s’est pas (directement) exprimé sur ce point, mais en un sens il en a bien parlé car il a dit d'abord :
"Buddham gachhami sharanam", "je m'abandonne à la Réalisation de mon Soi."

Puis Il a dit:
"Dhammam gachhami sharanam", "Le dharma intérieur, je m'abandonne à ce dharma (devoir)», ce qui veut dire la spiritualité.
Et troisièmement, il a dit:
"Sangham gachhami sharanam" "Sangha" désigne la collectivité, "je m'abandonne à la collectivité." »



Shri Mataji Nirmala Devi, Shri Bouddha Puja, Deinze, Belgique, 04/08/1991
Image : Bouddha tailandais en pierre, plus sur: www.thailandpictures.org

Publié par dictionnaire sahaja yoga

mardi 9 mars 2010

L'Illumination de Bouddha est différente de notre Réalisation



« Donc Gautama est devenu Bouddha, de même que vous êtes devenus des Sahaja Yogis. Mais parce qu'il est passé par toutes sortes d'austérités, tout ce qu'il a appris est devenu partie intégrante de lui-même. Mais avec Sahaja Yoga, tout est "sahaj" ( naturel et spontané).

Ainsi, nous concluons toujours que chaque chose est " après tout, sahaj". Et quand nous essayons de réussir quelque chose, nous nous disons encore: "Oh, cela va fonctionner spontanément. Tout va bien…." Il s'agit d'un défaut commun chez les Sahaja Yogis.
…En ces jours de confusion, il n’y a que peu de temps à consacrer pour repasser par tout ce que Bouddha a traversé….Cela aurait été très difficile. Je ne sais pas combien l'auraient supporté. La plupart d'entre eux auraient abandonné à mi-chemin, ou peut-être au tiers du chemin.

Donc, (votre Réalisation) a été obtenue de manière "sahaj ", vous n'avez pas eu besoin de siéger dans un arbre banian; en fin de compte, vous avez obtenu votre Réalisation. Votre Kundalini a été éveillée et vous avez obtenu votre Illumination.

Mais cette Illumination, qui s’est établie chez le Bouddha, n'est pas établie en nous parce que nos chakras n'ont pas été purifiés comme Bouddha les a purifié. Lorsque nous avons obtenu la Réalisation, notre corps était toujours le même, notre esprit et notre attitude n’étaient pas différents. Nous regardions alors vers la maison de Dieu.
Mais nous sommes toujours en train de regarder vers elle, alors que nous y sommes entrés, et que nous devrions regarder par la fenêtre. Cela, vous l’oubliez.

Et bien que nous soyons maintenant assis sur une hauteur, au-dessus de tout embouteillage et de tout trafic, encore maintenant, en voyant une voiture, on s’effraie.
Vous ne savez pas que vous êtes assis au sommet d'une colline où votre mère vous a gentiment déposé et c'est ainsi qu'il faut de comporter. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Shri Bouddha Puja, Deinze, Belgium, 04/08/1991

Cette mère qui nous place au-dessus de l'agitation de la vie quotidienne, c'est la Kundalini qui porte notre Esprit au septième chakra et qui illumine notre attention. C'est aussi la personne de Shri Mataji qui agit comme une mère pour nous, en nous donnant cette deuxième naissance qu'est la Réalisation, l'éveil de notre Esprit.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

lundi 8 mars 2010

La journée de la femme



« … Dans un mariage ordinaire, l’homme est le chef de famille, à la tête de la famille comme vous dites. Or, il doit en être la tête pour certaines raisons. Il n’y a rien de mal à ce que l’homme soit le chef, la tête, c’est très bien : vous allez en devenir le coeur.


Le cœur est plus important que ne l’est la tête. Peut-être que nous ne réalisons pas à quel point le cœur est important. Voyez-vous, même si la tête lâche, le Coeur peut continuer (de battre). Nous pouvons toujours continuer de vivre si le cœur fonctionne, mais si le coeur lâche, la tête lâche aussi.
Donc, en tant que femme, vous êtes le coeur de la famille et il en est la tête. Laissez-le avoir le sentiment d’en être le chef, c’est un sentiment, rien qu’un sentiment.

Le chef a toujours l’impression qu’il décide, mais le cerveau sait aussi que c'est le cœur que l’on doit satisfaire, c'est le cœur qui est omniprésent, qui est la véritable source de tout. Ainsi, si une femme comprend à quel point la position de la femme est importante, elle ne se sentira jamais abandonnée ou dominée, si elle sait qu'elle est le cœur. Je pense que c’est le point que les femmes occidentales en particulier ont perdu, ont oublié, ou n'ont pas compris. ..

Or voyez, (le pouvoir) ne correspond pas à la façon dont les gens pensent qu'ils contrôlent les autres, ou qu’ils les dominent, ou tentent plus ou moins de les réprimer. Ce n'est pas de cette façon. C'est le cœur qui gouverne vraiment tout. Le cœur commande tout le reste, c'est le cœur qui a obtenu le pouvoir d'envelopper le cerveau, pour l'apaiser…
Le cœur recouvre vraiment le corps de son amour et peut l’apaiser, peut lui donner de la joie et du bonheur. C'est le cœur qui contient l'Esprit.
Donc le cœur est une chose très importante, c’est le pouvoir du corps, et en fin de compte vous avez à devenir l'Esprit, qui est dans le cœur. »

Shri Mataji Nirmala Devi, la valeur du mariage, Dollis Hill, Londres, 08/1980
Publié par dictionnaire sahaja yoga

dimanche 7 mars 2010

L'amour commence au sein de la famille


« On devrait savoir ce qu’est la famille. Un enfant grandit au sein de sa famille. S’il n’obtient pas une attention appropriée de la part de son père ou de sa mère, on pourrait dire aussi s’il est gâté, si ce n’est gâté, élevé sans limite ou s’il est négligé, alors l’enfant ne sait pas ce qu’est l’amour…
L’amour ne signifie pas que vous gâtiez votre enfant, ou que vous lui donniez beaucoup de jouets afin qu’il joue et vous laisse tranquille. Cela veut dire que votre attention est tout le temps sur l’enfant. Et cette attention ne consiste pas (à céder à ses désirs), mais c’est une attention qui agit pour le bien de l’enfant. Donc tout le temps, vous veillez avec bienveillance.
Et c’est pourquoi J’ai pensé qu’avant tout, la (valeur) de la vie de famille devait être reconnue, c’est très important.
Car de nos jours aussi, au nom de la religion, on met en place des couvents et des prêtrises, le sanyasi et toutes sortes d’autres choses... Ces personnes sont tellement sèches et elles incitent les gens à suivre sur une mauvaise voie qui les entraîne à prendre le sanyasa, (le célibat) à quitter leur maison, à fuir leur épouse et leurs enfants. (Voir article : http://www.dictionnairesahajayoga.com/2010/03/le-sanyasa-se-fait-de-linterieur-selon.html)

Ainsi, le premier point que J'ai compris, c’est que les êtres humains ne peuvent pas donner de l'amour s’ils n'ont pas connu ce qu'était l'amour. Et cet amour est plus efficace s’il est collectif.

Vous devez avoir remarqué qu’en Inde, les gens s’aiment beaucoup à l’intérieur de la famille…La raison en est que nous avions des familles composées. Le système des familles composées est comme un système collectif. Ainsi personne ne savait vraiment qui était … son vrai demi-frère, son vrai cousin, car tous vivaient ensemble comme les membres d’une famille. (Comme le système des villages Africains)
Mais ce système de famille aussi s’est cassé pour des raisons économiques et autres circonstances. Ainsi maintenant, dans ces temps cruciaux où les gens devraient connaître l’amour, vous constatez que dans tous les pays, la famille a commencé à éclater, surtout disons, dans les pays occidentaux. Car les hommes et les femmes n’ont jamais réalisé l’importance de la vie de famille, ils n’ont jamais eu foi en leur vie de famille. »

Shri Mataji Nirmala Devi, Shri Adi Shakti Puja, Cabella, Italie, 06/06/1993
Publié par dictionnaire sahaja yoga

samedi 6 mars 2010

Le sanyasa se fait de l'intérieur selon Sahaja Yoga



« Dans notre société indienne, les gens prennent le "sanyasa" (le célibat)... Beaucoup de gens, après un certain âge s’adonnent au "sanyasa". Pourquoi ne pas faire ce "sanyasa" de l’intérieur et commencer maintenant? Quel besoin a-t-on d'attendre de devenir vieux, totalement épuisé, pour ensuite dire qu’on est un "sanyasi" ? De toute façon, à cet âge, on est un "sanyasi".

Mais lorsque vous êtes jeune, si vous développez ce détachement, un détachement net…une fois que vous décidez cela, vous évoluez dans le sens (de ce détachement) et progressez très bien…

Une fois que notre attention n’est plus focalisée sur la famille, vous serez surpris de voir comment cette attention fonctionne au-delà de la famille proche, par delà cette petite boite que nous nous sommes construite. Et vous serez surpris de voir comment l’attention se développe …Vous commencez toujours par penser aux membres de votre famille, à la façon d'être bon avec eux, gentil ou autre. Ce comportement, cette façon d'être gentil et bon envers eux, tout cela peut prendre tellement d'ampleur, peut tellement s'accroître. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Lakshmi Puja, Hyderabad, Inde, 11/12/1991

Le sanyasa concerne traditionnellement des hommes ayant atteint ou dépassé la cinquantaine, qui veulent se détacher de la vie matérielle, et renoncer aux plaisirs mondains. Le sanyasi passe le reste de sa vie en étant célibataire, sans biens matériels et pratique la méditation. L'objectif du sanyasi hindou est la libération par le samadhi, la Réalisation.

The Bhagavad Gita, (500 avant J.C.) Penguin classics, traduit du sanscrit par Juan Mascaro,
Chapitre 18 :
Arjuna :
1-Parle moi Khrisna, de l’essence du renoncement et de l’essence de l’obéidence (surrender).
Krishna:
2-La renonciation au travail égoïste s’appelle le renoncement, mais l’abandon de la récompense de son travail s’appelle l’obédience.
3-Certains disent qu’il faut renoncer à l’action, car l’action perturbe la contemplation. Mais d’autres disent qu’il ne faut pas renoncer au sacrifice, au don et à l’harmonie intérieure.
4- Ecoute ma vérité sur le renoncement au travail, Arjuna. L’obédience, ô meilleur des hommes, est de trois sortes.
- On ne devrait pas abandonner le sacrifice, le don, l’harmonie intérieure, mais au contraire les mettre en pratique. Car ces sont des travaux de purification.
6- Mais même ces travaux, Arjuna, devraient être accomplis dans la liberté d’un don pur, sans attendre de récompense. C’est mon dernier mot.
10- Cet homme comprend les choses et n’a pas de doutes : il s’abandonne, il est pur et en paix. Le travail, qu’il soit plaisant ou douloureux, est pour lui une joie.
11- Car il n’existe aucun homme sur terre qui puisse totalement renoncer au travail, mais celui qui renonce à la récompense de son travail est en vérité un homme de renoncement. »
Publié par dictionnaire sahaja yoga

vendredi 5 mars 2010

Le détachement par l'observation



« Nous sommes aujourd'hui à Hyderabad, célèbre lieu qui était gouverné par des rois musulmans, mais qui se sont montrés vraiment (des patriotes) Indiens en se battant aussi contre les Britanniques pour l'indépendance de l'Inde....
Nous avons dans notre pays un très gros problème : individuellement, nous sommes tous des gens très bien, mais quand il s'agit de la collectivité, nous ne savons pas comment vivre collectivement et c'est pour cela que nous avons perdu notre indépendance. N'importe qui peut nous contrôler. Si nous pouvons ouvrir nos yeux et voir, il est assez facile de comprendre que si certains essaient de parler mal des autres, en nous impliquant, il doit y avoir une intention derrière (« diviser pour mieux régner », ce fut la stratégie des Britanniques qui divisèrent les pays de l’Inde pour mieux les contrôler).
Que les gens utilisent de telles méthodes pour gâter nos relations, est depuis longtemps notre faiblesse …

Notre deuxième faiblesse, c’est d’être très impliqués avec notre famille, avec nos enfants, nos parents, nos frères, cousins, ceci, cela…Nous sommes très impliqués ...
Bien sûr, en quelque sorte, c‘est une bonne chose d’être attaché aux devoirs que vous avez à remplir envers tous, mais tous ces devoirs devraient être réalisés sans que vous vous y impliquiez. Il est très important de ne pas s'impliquer dans ces tâches. Vous devez faire tout ce qui doit être fait, mais vous ne devriez pas vous inquiétez quant aux fruits (de votre travail) ...
"C'est ma ville." Vous auriez pu être naître autre part. Ainsi, "Ma ville. Mère, venez dans ma ville» cela est important (pour vous). C'est identique à « ma maison, mes parents, puis ma ville, mon pays. » Ceci est mon pays. Mère, vous devez venir dans mon pays." Je comprends, votre intérêt pour votre pays est bien, il vaut mieux que vous soyez concernés à propos des personnes de votre propre pays, mais sans avoir de l’attachement.


On devrait être détaché, mais détaché dans le sens où, dirais-Je, vous observez simplement, vous vous observez vous-même et les autres. Voyez par vous-même pourquoi vous êtes si intéressés par votre propre pays ou par votre capitale…Lorsque vous vous posez cette question, vous êtes surpris de découvrir que généralement, c’est parce vous pensez que vous appartenez à ce lieu...Donc nous devons dépasser (ces idées limitées) et savoir que notre famille est différente. Le monde entier est notre famille »

Shri Mataji Nirmala Devi, Lakshmi Puja, Hyderabad, Inde, 11/12/1991
Publié par dictionnaire sahaja yoga

jeudi 4 mars 2010

La joie doit venir de notre profondeur


« Shri Khrisna a également joué un jeu « pour amener » les gens à atteindre leur profondeur. La " Lila" de Shri Krishna était d'un type différent du sacrifice de Shri Rama à l'égard de son peuple. Au niveau du Vishuddhi se trouve la collectivité ou "jana"… au stade du Vishuddhi on devient collectif.
C’est dans la collectivité que Shri Krishna a essayé d’éveiller les gens par son jeu, sa "Lila".
Un jour, alors qu’il avait cinq ans, il cacha les vêtements des femmes (de son village). A cette époque, même les jeunes gens de 20 ans étaient innocents et grâce à cette innocence, il utilisait le pouvoir de Mahalaxmi pour les éveiller.

Shri Mahalaxmi est Shri Radha et Shri Sita. Ce n'est que par le principe de Mahalaxmi, le tattwa, que l'évolution se produit et ce n'est qu’à travers ce tattwa de Mahalaxmi que vous avez obtenu tout ce qui dans Sahaja Yoga.

Shri Krishna aimait à briser les pots que les femmes portaient sur la tête, remplis de l'eau de la rivière Jamuna, eau chargée de vibrations. L'eau s’écoulait alors le long de leur dos et leur donnait la Réalisation.
Il dansait aussi le "raas" (la danse liée à son jeu divin). "Ra" signifie "shakti", pouvoir, et "dha" veut dire "dharana" - celui qui porte. Shri Krishna amenait tout le monde à danser et mettait ainsi en mouvement la shakti, le pouvoir, de Shri Radha. Il jouait de la flûte. La flûte représente en quelque sorte la Kundalini : elle possède aussi sept trous, comme les sept chakras. Grâce à cette danse, le pouvoir de Radha (shakti) circulait dans les mains de tous…

Pour le festival de Holi, nous devrions brûler toutes ces choses qui nous gâchent l'attention et endommagent notre chakra de l’Agnya. Ensuite, notre attention sera nettoyée nous pourrons fêter Holi dans la joie et avec une compréhension (profonde). Le jour où la combinaison (de ces deux qualités correspondant aux chakras de l’Agnya et du Vishudhi) se produira, alors les deux chakras deviendront semblables, reliés.
Ensuite, au Sahasrara, la question ne se pose pas. Mais les problèmes se posent au niveau du Vishuddhi car les deux nadis (le canal gauche et le canal droit) le traversent pour aller se croiser à l’Agnya…
Shri Radha est Allahad-Dayani, celle qui donne la joie. Le gens se sentent joyeux rien qu’en la voyant. Elle représente le pouvoir de Allahad-Dayani qui se trouve dans les fleurs, chez les enfants, et qui peut s’éveiller en vous. Tant que vous ne possédez pas cette profondeur, ce pouvoir (shakti) de Allahad-Dayani ne seront que des mots. Pensez à la combinaison de ces deux (qualités liées à ces deux chakras). Pour nous, il est très important d'acquérir la profondeur intérieure. Donner de la joie à partir de cette profondeur est tout aussi important. »

Shri Mataji Nirmala Devi, Holi festival, synopsis traduit du Hindi, Delhi, Inde, 28/02/1991
Publié par dictionnaire sahaja yoga

mercredi 3 mars 2010

La profondeur de l'Agnya


« Si nous devons nous élever au-dessus de cette vie d'illusion, "lilamay", il nous faut alors nous établir au niveau du chakra de l’Agnya. A partir de (ces sentiments de) de joie, de pureté, de bonté, de fraternité, et d’universalité que nous offre ce genre de festival comme celui de Holi, nous nous développons sur un plan horizontal (sans entrer en profondeur en nous-mêmes)...

Il existe une relation très étroite entre l’Agnya et le Vishuddhi, comme celle d’un père et de son fils. Le Vishuddhi s’altère si vous êtes toujours en train de bouder, si vous parlez trop ou pas du tout. Il faut dire des choses positives pour donner de la joie aux autres. Vous devriez dire des choses gentilles pour encourager l'amour entre tous, dire du bien et cesser de vous combattre. Avec ces paroles, le chakra du Vishuddhi se porte bien.

Ensuite, lorsque vous parlez à quelqu’un, voyez si vous rendez cette personne superficiellement ou profondément heureuse. Si c'est superficiellement, sachez alors que vous n’êtes pas encore assez profond vous-même. Si l'on offre ne serait-ce qu’une petite fleur, mais du fond du cœur…cela peut avoir un effet très profond. Faites les choses du fond du coeur. Vos relations amicales ne devraient pas être superficielles. Tant que la profondeur du chakra de l’Agnya n’aura pas atteint le chakra du Vishuddhi, celui-ci se déréglera.

Il est important de posséder cette profondeur de l’Agnya; cela veut dire que vous faites tout sans réflexion ni calcul. Par exemple : «si je donne 5 roupies, j'obtiendrai 100 roupies en retour. Si je fais ceci, alors cela se passera. » Non (ce n’est pas ce qu’il faut faire, mais c’est plutôt :) «en moi, je sens que je dois faire cela.»…

Quand ce que vous faites vient du fond du cœur, sachez alors que votre profondeur agit à ce moment sur le chakra du Vishuddhi. Lorsque vous atteignez ce stade, la bonté de l'humanité, les relations entre les uns et les autres, la fraternité universelle s'établiera à travers vous. »

Shri Mataji Nirmala Devi, Holi festival, synopsis traduit du Hindi, Delhi, Inde, 28/02/1991
Publié par dictionnaire sahaja yoga

mardi 2 mars 2010

La Grâce selon Jung



« …Le Saint-Esprit se répandit sur les apôtres, faisant d’eux des fils de Dieu ; et non seulement eux, mais aussi tous les autres qui, à travers eux et après eux, reçurent la filiation, l’état d’enfant de Dieu, et participèrent ainsi à la certitude qu’ils n’étaient pas seulement des animalia, des animaux, autochtones, nés de la terre, mais qu’en tant que "deux fois nés" ils s’enracinaient dans la divinité…
(Selon Sahaja Yoga, la Réalisation du Soi est une deuxième naissance et nous permet d’entrer en contact avec Dieu par l’intermédiaire de notre Esprit illuminé. Or cette deuxième naissance est donnée par le Saint-Esprit qui est un autre nom de l’Adi Shakti, la Kundalini Primordiale dont notre Kundalini personnelle est le reflet. Etre Réalisé, c'est être "deux fois né", car c'est la naissance à notre propre conscience perceptive, de l'existence d'une énergie divine qui existe tout autour de nous et qui se manifeste sous forme de vibrations.)

Comme le Créateur est une totalité, sa créature, par conséquent Son fils, doit aussi être total. On ne saurait retrancher quoi que ce soit de la représentation de la totalité divine ; mais sans que l’on ait eu conscience de ce qui se passait, il advint une scission dans la totalité. Un royaume de lumière et un royaume de ténèbres prirent naissance…

La complémentarité des contraires au sein de l’image de Dieu pénètre de sorte dans l’homme, et cela non pas sous la forme d’une unité, mais sous celle d’un conflit, la moitié ténébreuse de l’image se heurtant à la représentation déjà reçue, que Dieu est lumière. C’est ce processus qui se joue de notre temps sans que les maîtres responsables des hommes l’aient compris. ..Certes on est convaincu que nous sommes à un tournant important des âges, mais on pense que ce tournant est suscité par la fission de l’atome, ou par des fusées interplanétaires. On demeure aveugle comme d’habitue à ce qui en même temps, se déroule dans l’âme humaine…

Dans la mesure où le traitement analytique rend l’ombre consciente, il créé une faille et une tension entre les contraires qui à leur tour, cherchent à s’équilibre en une unité…
(Dans Sahaja Yoga, on exprime cette idée par le va-et-vient entre l’énergie du canal sympathique gauche et le canal sympathique droit qui existe avant la Réalisation du Soi, un mouvement de balancier qui fait qu’on passe d’un extrême à l’autre.)

Le "tertium non datur", il n’est pas donné de troisième terme, de la logique se confirme : on est incapable d’entrevoir une troisième solution.
(Le troisième terme serait pour Sahaja Yoga l’utilisation du canal sympathique, uniquement possible après l’éveil de la Kundalini qui se fait en deux temps : quand elle est éveillée, elle créé d'abord une liaison nerveuse au niveau du Vide autour du troisième chakra. Ensuite, elle redescend vers le premier chakra, celui du Mooladhara situé au bas de la colonne vertébrale. Elle s'appuie sur ce centre pour remonter le long de la colonne vertébrale et percer le Brahmarandhra.)

Cependant, quand tout se passe bien, cette troisième solution se présente spontanément, de par la nature même. Elle est alors, et alors seulement, convaincante. Elle est ressentie comme étant ce qu’on appelle la Grâce. »
(La Grâce est la manifestation du Saint-Esprit, donc de la Chaitanya de l’Adi Shakti. Elle se manifeste spontanément, cela veut dire qu’elle agit d’elle-même et ne peut être contrôlée par des exercices, par exemple.)

CG Jung, Ma vie, première éd. 1961, première traduction en 1966
Publié par dictionnaire sahaja yoga

lundi 1 mars 2010

Holi festival, la fête de l'amitié


« A quoi pensons-nous, quelles pensées traversent notre esprit? Seulement à nos problèmes. Comptez plutôt vos bénédictions... On devrait aller vers les profondeurs de notre esprit, ainsi, toutes les fausses règles, les mauvaises limites se brisent. Si vous les brisez pas, il se produira une certaine situation qui les brisera.
…Le premier signe d'un Sahaja Yogi, c'est que son attention est calme, "shanta chitta", qu’il a un tempérament calme et qu’il est extrêmement puissant. Il n'a peur de personne, sa vie est extrêmement pure, son corps et son esprit sont purs. Par la lumière de l'Esprit, il répand une clarté dans le monde entier. Celui qui ne peut pas aimer ne peut être un Sahaja Yogi , il n’a même pas atteint le premier barreau de l'échelle.

Shri Krishna a dit en ce jour de Holi : «Riez, sautez et amusez-vous car le monde est une pièce de théâtre. » Mais (pour comprendre) les frontières de cette pièce est établie, vous devrez faire des austérités au niveau du chakra de l’Agnya. Par exemple, vous voyez beaucoup de cerfs-volants dans le ciel. Ils sont tous tenus par une main. Si cette main s’ouvre, le cerf-volent s'envole. La main représente l'atma, le Soi, l’Esprit. Gardez donc votre attention sur votre atma, votre Esprit. Conserver votre mental pur, c’est l’austérité le tapa de Sahaja Yoga.

Le feu dévore tout lors d’un havan (qui est une forme de nettoyage par le feu). De même, les austérités (du mental), les tapas, briseront les pensées négatives et les fausses règles et limites. C’est votre droit d’être joyeux, mais pour partager cette joie, vous devez avoir cette profondeur à l’intérieur de vous. Si vous prenez une tasse de très petite taille et que vous la remplissiez avec de l'eau du Gange, alors vous pouvez n’emporterez qu’une tasse d'eau. Si vous prenez un énorme pot, vous en emporterez en conséquence.
Et si, d’une façon ou d’une autre, vous arrivez à ce que le flux du Gange s’écoule tout autour de vous, alors serez en permanence immergé dans ses eaux.

Vous devriez continuer à vous observer pour voir où vous en êtes. Ne prenez-vous qu'une petite tasse d'eau …votre joie est-elle limitée? Ou (rayonne-t-elle) pour le bénéfice de tous? Êtes-vous, vous-même, la source de cette joie ? Alors vous comprendrez que, pour apprécier vraiment le festival de Holi vous avez besoin de profondeur. Pour profiter de cette joie, il faut de la profondeur. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Holi festival, synopsis traduit du Hindi, Delhi, Inde, 28/02/1991


En Inde, le "Holi festival" est une fête des couleurs, de l'amitié et de la relation frêre-soeur. Le jour précédent, on se prépare en nettoyant la maison pour se débarasser de toutes impuretés, tant au niveau physique que mental et spirituel. Pour Sahaja Yoga, cela suppose plutôt de se "nettoyer" au niveau spirituel, en pardonnant aux autres, par exemple, ou en utilisant les éléments naturels, surtout le feu et son pouvoir purificateur.
Vidéo : Célébration de la fête de "Holi" par des Sahaja Yogis à Chhindwara, le village de naissance de Shri Mataji. Des pratiquants de 108 pays ont participé à cette fête.
Vidéo de Manish Gite,éditée par Ajay Tiwari.

Publié par dictionnaire sahaja yoga


dimanche 28 février 2010

Traces de la Déesse dans les contes


La Déesse Mère est un archétype qui fait partie de l’inconscient collectif. Toutes les sociétés humaines ont baigné dans une religion matriarcale largement répandue dès le Néolithique. Les statues retrouvées dans toute l’Europe vers moins 15 000 ans avant J.C. prouvent son caractère universel. Cette société matriarcale a été détrônée au profit des sociétés patriarcale, comme celle que nous connaissons encore aujourd’hui.

Dans nos sociétés plus modernes, la figure de la Déesse n’est pas totalement effacée et elle réapparaît dans les contes sous la forme de la bonne fée. Le psychiatre Bruno Bettelheim a cherché à faire ressortir ce qu'il y a d'universel en eux, montrant qu'ils contiennent des éléments de la difficulté des rapports familiaux et des peurs plus ou moins ensevelies dans le psychisme de l'enfant.

« Les fées sont le dernier souvenir de l’ancienne religion du culte de la nature. Parmi les esprits de la nature, elles sont essentiellement les Esprits des pierres et viennent de l’ancien culte des mégalithes. Ce sont les Vierges hyperboréennes, descendues du Nord. Selon les langues on les nomme Faye, fade, fadette, fada, fata, fie, fou, fighe. Elles deviennent les dames célestes (Béarn), les filandières, dames blanches ou dames vertes.
Au début, leurs noms sont plus personnalisés : Esterelle, Abonde, Avril, Mélusine, Vouivre, Morgane, Viviane, Urgèle. Puis ce ne sont plus que des attributs : Puissante, Gracieuse, Bienfaisante, Charmante, Miracle, Plume, Consolation, Lumière, Lucie... ou des fonctions, comme la Reine des fées qui n’a pas de nom.
Ce sont les Esprits que l’on rencontre le plus facilement et qui se mêlent du monde des humains. Elles sont douces, sensibles, bienfaisantes. Elles sont une personnalisation de la Destinée, et accordent des dons à la naissance, en particulier, elles donnent des doigts de fées qui savent tout faire. Elles sont toutes bénéfiques, sauf la fée Carabosse, qui représente la mauvaise mère grognon. On doit donc les considérer comme une exaltation du Principe féminin de l’anima (principe primordial féminin chez tout être selon Jung)... Mais il s’agit toujours de la femme toute puissante, complète, de la Mère archaïque
…Les contes de Perrault constituent l’inconscient culturel des Français. Quelques autres contes de fées s’y sont adjoints comme Blanche-Neige, Pinocchio ou Peter Pan.
Ces contes font toujours partie de l’imaginaire des Français contemporains, parce que ce ne sont pas des Contes de Perrault. Perrault n’a fait que les écrire…Charles Perrault (1628-1703) et son fils n’ont fait que fixer par écrit une longue tradition orale ininterrompue, celle de « nos aïeux », «des huttes et des cabanes». D’ailleurs le livre qu’ils font paraître le 11 janvier 1697 a un titre qui en indique l’auteur "Contes de Ma Mère l’Oye"…

La structure des contes a été découverte par Vladimir Propp dès 1928 par l’étude d’un corpus de deux mille contes russes… (Il découvre un schéma récurent : souvent, un héro positif poursuit une quête ; une fée aux pouvoirs magiques, séduite par ses qualité morales, l’aide à vaincre les obstacles)
Il est remarquable que dans le corpus des "Contes de Ma Mère l’Oye" sur les onze, sept ont des héroïnes et quatre des héros. Encore n’y en a-t-il que deux vrais héros (le Petit Poucet et le Chat Botté). Les rôles sont partagés dans Riquet à la houppe et il s’agit d’un héros malheureux dans les Souhaits ridicules. Donc nous avons bien avec "Les Contes de Ma Mère l’Oye" la transmission de l’imaginaire et de l’inconscient psychique du matriarcat. »

Bruno Bettelheim, Psychanalyse des contes de fées, Robert Laffont 1976, rééedition Pocket, 1999
Vladimir Propp, Morphologie du conte, première traduction en 1950
Charles Perrault, contes de ma mère l’oie, première parution 1697, collection Hatier, 1999
Illustration : du recueil Ma mère L'Oye par Gustave Doré 1867
Publié par dictionnaire sahaja yoga

samedi 27 février 2010

Gruha Lakshmi représente la famille


« Qu'est-il arrivé au système familial? Que s'est-il passé? Pourquoi la famille a-t-elle été dépréciée ? A cause des idées erronées sur le principe de Lakshmi
Alors, quel est le problème? Les êtres humains n'ont pas l'illumination (la Réalisation du soi). Et s’ils ont de l'argent, et s’ils sont avides de choses... ils doivent faire toutes sortes de choses, qui n’ont «jamais» été faites dans l'histoire de ce monde.

Je n'ai pas besoin de vous dire toutes les choses absurdes et insensées qu'ils font. Alors, une force négative comme la drogue, l'alcool et toutes sortes de choses, se met en action. Je veux dire, qu’il y a là un tel aveuglement, une telle la bêtise que vous ne pouvez pas comprendre. Comme si leur cerveau avaient été complètement diminués par les activités financières.

J'ai vu des gens qui choisissent le costume ou les vêtements qu’ils porteront une fois mort. C’est très bizarre. Même, si leur chien meurt, ils prennent des arrangements tellement élaborés. Ils choisissent même leur cercueil, celui qu'ils souhaite utiliser pour l'enterrement (de leur chien)...

Ce principe de Lakshmi, ce Lakshmi tattwa, doit évoluer en un principe bien plus important, que nous appelons une personnalité émancipée, ou pouvons-nous dire, une personne douée du principe de Mahalakshmi. Les autres peuvent tricher avec une telle personne, peuvent l’inquiéter, mais elle possède son propre pouvoir intérieur pour surmonter de tels obstacles.
Il faut donc établir ce principe de Mahalakshmi. Mais on pourrait demander pourquoi, et quels sont les avantages à posséder ce principe de Mahalakshmi. Quand advient ce principe de Mahalakshmi, neuf Lakshmi se manifestent alors pleinement en l’être humain, les navadna, les neuf. L’une d’elle est appelée Gruha Lakshmi.

Gruha Lakshmi signifie la famille. La femme devient une personne magnifique…elle est très sensible et elle éduque ses enfants d’une très belle façon.»
Shri Mataji Nirmala Devi, Diwali Puja, Los Angeles, Etats-Unis, 29/10/2000
Publié par dictionnaire sahaja yoga

vendredi 26 février 2010

Aimer, La plus grande qualité des femmes



« Les femmes ne comprennent pas que leur plus grande qualité c’est d’aimer. Comment se fait-il que Lakshmi soit une femme et que toutes les déesses soient des femmes! Et quelle est la qualité de ces déesses?
C’est d'accorder des bénédictions aux gens qui sont de même nature qu’elles, des bénédictions venant de leurs propres qualités…

Lorsque vous créez une bonne famille, alors vous créez un très beau monde tout autour. Et monde après monde, cela peut créer un bel univers dans le monde entier. Il n'y a rien à sacrifier, mais il faut profiter de tout. Comme je l'ai dit (déjà), vous appréciez votre hospitalité, vous profitez de votre générosité, que vous ne vous ressentez pas comme une peine ou un ennui, mais vous en profitez tout simplement. Du moins, J’apprécie beaucoup cela, si Je peux donner quelque chose à quelqu'un, c'est (pour moi) la plus grande des bénédictions.

Ainsi, créer un bon foyer pour vos enfants est aujourd’hui un travail très important, et on doit le faire. Mais là encore, l'égoïsme apparaît. Les êtres humains connaissent tant de difficultés dans la vie, parce que, sans que Je sache pourquoi, ils n’apprécient pas chaque (moment de la vie). Donc l'égoïsme apparaît et ils n’aimeront que leurs propres enfants, leurs propres maris, ou leurs propres épouses. Cela ne crée pas une bonne famille. Je parle d’une famille mondiale. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Diwali Puja, Los Angeles, Etats-Unis, 29/10/2000
Publié par dictionnaire sahaja yoga
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